Justice
impartiale
Une vue du siège de la Cour pénale internationale |
10 juillet 2002-10
juillet 2012. Il y a quelques jours, la Cour pénale internationale a eu 10 ans. 10
ans de justice impartiale, sans a priori. La condamnation de Thomas Lubanga
chef historique de l’Union des patriotes congolais (Upc) le jour de
l’anniversaire de cette justice internationale, est la preuve évidente de la transparence et
de l’équité des juges de cette Cour. En effet, trop de preuves existaient
contre ce chef de guerre. Le massacre en
2003 de centaines de civils dans la guerre de l’Ituri au nord-est de la
République démocratique du Congo, l’assassinat de neuf casques bleus en février
2005 et l’enrôlement massif d’enfants dans son armée. Tous ces crimes
pouvaient-ils rester impunis ? Il faut signaler que celui-ci a pu
bénéficier des services d’avocats et demeurer dans la présomption d’innocence
jusqu’à sa condamnation. La Cpi a même reconnu sa collaboration parfaite avec
les juges. Conséquence, Thoma Lubanga a écopé d’une faible condamnation. 14 ans
de prison avec la déduction des années passées en détention provisoire. Depuis
2006, il était détenu à La Haye. Avant lui, il y a eu Charles Taylor, l’ex-
Président du Liberia dont l’implication dans la guerre en Sierra Leone n’est
plus à démontrer. Autre affaire, autre preuve d’impartialité. Le Procureur de
la Cpi contre Laurent Gbagbo ancien Président de la République. Ici, le juge de
la Chambre préliminaire I de la Cpi a décidé de reporter l’ouverture de
l’audience de confirmation des charges. L’avocat de l’ex-Chef d’Etat a
introduit une requête devant la pertinence de ses idées, les juges de cette instance n’ont eu d’autre
choix que de reprogrammer cette audience. En Côte d’Ivoire, les supporters de
Laurent Gbagbo ont accueilli la nouvelle comme une victoire. Depuis, ils se
mettent à rêver même s’il n’y a pas longtemps que sa demande de mise en liberté
provisoire a été refusée. Peut-on aujourd’hui dire que la Cpi n’est pas une
justice impartiale ? A l’analyse des différentes procédures, tout est transparent. Les juges regardent de
près les preuves du procureur et celles de la défense avant de prendre sans
aucune pression la décision qui s’impose. Jean Pierre Bemba n’avait-il pas
réussi à obtenir le 14 août 2009 une mise en liberté provisoire ? C’est
vrai qu’elle a été suspendue après appel du procureur. Mais c’est cela aussi le
jeu de la justice. Aux contempteurs de la Cpi, il faut dire que celle-ci
s’impose dans un contexte de globalisation où l’on parle de village planétaire.
D’ailleurs, tous les Etats devraient reconnaître sa compétence pour qu’il n’y
ait plus jamais d’impunité dans le monde.
ETIENNE
ABOUA
Justice impartiale ou justice des vainqueurs?
RépondreSupprimerJustice impartiale. Il faut mettre fin aux tueries en Afrique.
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